En 2005, l'affaire dite de la "Dog Poop Girl" dépasse les frontières des blogosphères pour alimenter la chronique des faits divers des médias traditionnels.
Une jeune femme coréenne laisse déféquer son chien dans le métro sans nettoyer sous le regard outré des autres passagers. Certains d'entre eux, armés de leur téléphone-appareil photos, font aussitôt largement circuler les photos sur les réseaux.
Dans le contexte du programme "Identités actives", on s’intéressera principalement aux expositions infamantes qui résultent de l’initiative de particuliers ; de la surveillance de tous par tous. (ou "sousveillance"). (...)
Les fantasmes sont légion à propos de la réputation en ligne : "Si je n'apparais pas en ligne, je n'existe pas", "La première page de résultats Google sur mon nom n'est que la porte d'entrée de mon activité en ligne", "Si mon futur boss trouve des photos de moi bourré, adieu le job" entend-on à tout va.
Le terme « suicide », même dans une expression de type « suicide numérique » est sans doute trop violent. Il risque en outre de conduire à une confusion avec l’usage des réseaux pour une assistance au « vrai » suicide. Enfin, il s’agit en pratique plutôt d’une désactivation que d’un véritable effacement des profils. (...)
De passage au Québec en mai 2008, Daniel Kaplan (délégué général de la Fing) a participé à un débat autour du web social organisé dans le cadre de l'Office national du film du Canada via blog Paroles citoyennes.
Une pratique de l’obfuscation : en février 2008, des internautes opposés au très controversé site Note2be d’évaluation des enseignants proposent une notation pour des profs imaginaires dotés de noms farfelus. Il s’agit de décrédibiliser le site en l’inondant d’informations sans intérêt. (...)